20 février 2026 - 34 vues
Par la rédaction d’Antenne 87-thierry Rouger
Depuis le lundi 16 février 2026, la centrale d’achat et logistique Scapest, située à Saint-Martin-sur-le-Pré, est paralysée par un mouvement de grève qui perturbe l’approvisionnement de nombreux magasins E.Leclerc dans la région. Alors que la mobilisation entre dans sa cinquième journée ce vendredi, la direction dénonce une situation qui impacte déjà la chaîne logistique de 146 commerces répartis sur onze départements.
Camions bloqués et livraisons au ralenti
Sur le site logistique, des dizaines de poids lourds sont immobilisés devant les entrées, tandis que certaines marchandises restent en attente de chargement. Les flux sortants se font au compte-goutte, alimentant les craintes de ruptures ponctuelles dans les rayons de plusieurs magasins.
Dans un communiqué, la direction évoque une « tentative de pression manifeste » exercée par les représentants syndicaux dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), pourtant toujours en cours. Elle estime que la poursuite du blocage fragilise l’activité et pénalise indirectement les points de vente dépendants de la plateforme.
Des revendications salariales au cœur du conflit
Les salariés grévistes assument cette stratégie de blocage. Ils réclament une revalorisation salariale de 3 % ainsi qu’une prime exceptionnelle de 3 000 euros. De son côté, la direction affirme avoir proposé une augmentation de 0,8 % et une prime de 750 euros, jugées insuffisantes par les syndicats.
Ce différend illustre un rapport de force classique lors des NAO, où les discussions portent notamment sur la rémunération, les conditions de travail et le partage de la valeur dans un contexte économique toujours marqué par l’inflation.
Des conséquences pour le réseau de distribution
L’entreprise rappelle que la plateforme de Saint-Martin-sur-le-Pré constitue un maillon stratégique pour l’approvisionnement des magasins de l’Est et du Nord-Est. Si le blocage devait se prolonger, certains points de vente pourraient être contraints d’adapter leurs stocks ou de recourir à d’autres circuits logistiques.
Dialogue toujours en attente
Malgré la crispation, les discussions ne sont pas rompues. La direction se dit prête à poursuivre les négociations avec les organisations syndicales représentatives afin de trouver une issue rapide au conflit. Les grévistes, eux, affirment maintenir la mobilisation tant qu’aucune avancée significative ne sera obtenue.
À l’heure actuelle, aucune date de reprise normale de l’activité n’a été annoncée, laissant planer l’incertitude sur la durée du mouvement et ses répercussions pour les magasins du réseau.
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