Par Thierry Rouger – Antenne 87 | Source AFP et France Info
Au cinquième jour du conflit au Moyen-Orient, l’exécutif tente de rassurer les automobilistes. Invité mercredi matin sur France Info, le ministre de l’Économie Roland Lescure a affirmé qu’il n’y avait « aucun risque de rupture d’approvisionnement » en carburant à court terme en France.
Face à la hausse du prix du baril liée aux tensions internationales, le gouvernement veut éviter toute flambée injustifiée à la pompe.
Roland Lescure a annoncé avoir saisi la DGCCRF afin de mener des contrôles dans les stations-service.
« J’ai demandé à la DGCCRF d’être sur le terrain pour s’assurer que les hausses de prix restent raisonnables compte tenu de la hausse du baril », a déclaré le ministre.
Selon lui, l’augmentation actuelle des cours du pétrole reste contenue et ne justifie pas de dérives excessives sur les prix du gazole ou de l’essence.
La situation internationale demeure toutefois tendue. Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l’Iran, le trafic maritime est fortement perturbé dans le Détroit d'Ormuz.
Ce passage stratégique concentre près d’un quart du pétrole mondial. Un blocage prolongé aurait des conséquences directes sur les marchés énergétiques et sur l’économie mondiale.
Interrogé sur un risque de pénurie, le ministre s’est voulu clair :
« À court terme, aucun risque. »
Il a toutefois mis en garde contre les comportements de panique :
« Si tout le monde se précipite à la station-service, certaines pourraient se retrouver temporairement à sec. »
Le gouvernement appelle donc à la responsabilité et au calme.
De son côté, la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, évoque une hausse moyenne « de quelques centimes » à court terme, avec des écarts possibles selon les stations.
Elle rappelle que la France dispose de stocks stratégiques et d’importations diversifiées, limitant le risque de rupture d’approvisionnement.
L’exécutif insiste sur la nécessité de « garder son sang-froid » et de ne pas céder à l’inquiétude.
L’évolution des prix dans les prochaines semaines dépendra essentiellement de la durée et de l’intensité du conflit au Moyen-Orient.